13 février 2008
L'adultère acte I scène 1 (avant c'était un préambule)
Je m'excuse d'avoir tardé un peu, mais il fallait que ça va vaille le coup !
Nos corps se sont cherchés, puis très rapidement trouvés. L'adultère quoi.
Ce matin-là, j'avais invité Chou (puisqu'on l'appellera ainsi) à prendre un café, le café étant bien sûr un prétexte (et un formidable aphrodisiaque).
Attention, scène cliché :
Nous voici donc en train de boire le café sur la terrasse, à parler de tout et de rien, de la pluie et surtout du beau temps puisque le soleil brillait. Ah non, j'oublie, avant même de boire notre petit noir, il m'a sauté dessus pour me rouler une pelle. Hum. J'étais (agréablement) surprise.
Puis vient le moment de rentrer, c'est pas qu'il fait froid dehors, mais il y a du vent dans le sud...Un peu de musique et hop, en deux-deux le voici en train de me soulever du sol (je suis légère par rapport à lui!), et de soulever mon haut pour mieux appréhender la chaleur de mon ventre. Je suis dans une drôle de position, à la renverse les hanches sur le bord du canapé, et la tête en bas. « Qu'est-ce qu'on fait on tire les rideaux ? » me demande-t-il, coquin. Euh non viens dans la chambre on sera mieux !
Nous voici donc sur un lit deux places, face aux miroirs coulissants du placard. Hum bis.
Tout est allé très vite, j'avais un peu peur, mais finalement dans ces moments-là on n'y pense plus à la peur...On surpasse ce moment où l'on se demande si le corps de l'un va plaire à l'autre, si un détail ne va pas tout casser voire dégoûter. J'ai ainsi découvert ses muscles, son tatouage caché et la douceur de sa peau de bébé. Lui a découvert mes bleus, mes écorchures et la moiteur de mon entrejambe.
C'est aussi assez intimidant de faire l'amour en plein jour. Je ne suis pas si pudique, mais tout le monde sait qu'il n'y aura rien à dissimuler, chaque centimètre de votre peau peine à être exposée. Et finalement, on n'a pas passé tant de temps à s'observer, pire, à se traquer. Les pores de notre peau se sont répondues d'une manière assez naturelle, harmonieuse, bien qu'un peu timide. Puis c'est devenu plus sauvage, et même drôle. J'aime bien cette complicité, aux chiottes les non-dits qui complexent tout le monde !
Ce qui m'étonne chez moi, c'est que je suis d'apparence plutôt réservée, et parfois même carrément timide, mais au lit mes complexes s'envolent en même temps que les vêtements traversent la pièce...
J'aime chez lui son altruisme, son attention, sa douceur. De la part d'un mec qui trompe sa copine, je pourrais m'attendre à plus de distance, plus de dureté, comme pour marquer un « ne t'attache pas trop, je suis un homme pris ». Eh bien non. Cela m'est déjà arrivé avec un homme -même pas maqué- qui de par notre différence d'âge ne voulait pas me considérer comme une copine potentielle, et je crois que ce mec en fait méprisait ce qu'il aimait, à savoir le fait de donner et recevoir, sexuellement parlant. Il a confondu la complicité liée au sexe et la peur de l'attachement. On peut pourtant faire l'amour (et pas niquer comme il dit, j'exècre ce terme et lui préfère encore le terme de baiser ! « Niquer » ça fait très collégien méprisant fier d'avoir pécho non ?) en y mettant de la tendresse sans pour autant y voir de l'amour ou je ne sais quoi...d'autant qu'il me tenait un discours plutôt contradictoire...
Bref pour en revenir à Chou, c'est bien cela qui me séduit : il ne me méprise pas, loin de là. Ce parcours iniatique doit le rendre quelque peu fier d'avoir à montrer et apprendre des choses à une demoiselle, mais cela ne l'empêche pas d'être très câlin, protecteur et attentionné. On s'est beaucoup embrassés, et même si cela peut paraître évident ou banal, ça ne l'était pas pour moi. Sans ça, j'aurais eu un sentiment d'amertume, je me serais méprisée moi-même de coucher avec quelqu'un qui n'a qu'un respect sommaire pour moi.
Or on s'est vraiment embrassés, un nombre incalculable de fois, et ce de manière très tendre (ou plus sauvage), pas une fois il n'a évité ma bouche, mon regard, ma langue. Au contraire.
Je commence d'ailleurs à me poser (déjà...) des questions...
Je repensais à ce qu'il me disait, quand il avançait qu'avec sa copine il se sentait plus « colocataires qu'autre chose, moi j'interprète ça comme un « je l'aime bien mais c'est plus pareil ».
Et aujourd'hui j'ai réussi (sans vantardise aucune) à lui redonner le sourire dixit lui-même parce qu' « aujourd'hui ça n'allait pas fort »...il m'a dit plusieurs fois qu'il adorait ma personnalité, que j'étais « trop forte »...ça fait toujours plaisir de ne pas être qu'un instrument de plaisir de l'empire des sens.
Notre affaire finie, on a encore discuté, on s'est encore embrassés, enlacés, puis il m'a dit qu'il avait très envie de recommencer. Mais le temps nous pressait...
On s'est donc quittés, avec cependant une envie de remettre ça très prochainement...
Je retire une certaine fierté de ne pas avoir à lui courir après, de ne pas être le toutou en quête de son maître, qui attend toujours « la prochaine fois », la langue pendante...
Non, même s'il a de l'avance sur moi, notre relation ne part pas vraiment déséquilibrée...on a autant envie de se découvrir l'un que l'autre et jamais je ne jouerai à décrocher le téléphone à la première sonnerie, précipitamment, à le harceler pour savoir quand et où est-ce qu'on se voit...je ne veux pas jouer à ça, et je n'en ressens absolument pas le besoin.
C'est con quand même, à croire qu'il faut être dans ce genre de relation pour ne pas se risquer à étouffer l'autre !
Car la situation est pour l'instant plutôt claire. Je ne suis pas là pour lui demander de comptes, d'ailleurs il me demande si je rencontre des gens, et je suis encore moins là pour briser son couple. Je pense déjà à sa pauvre copine qui (j'espère!) ne se doute de rien alors que son mec va voir ailleurs.
Toutes mes proches amies m'ont prévenue, avertie « on veut pas te ramasser à la petite cuillère, si tu t'attaches »etc, ou pire on m' a fait la morale (il y a encore des gens honnêtes et respectueux sur terre...ou alors sont-ils juste aigris et bridés ?!) « pfff n'importe quoi, tu penses à sa copine au moins?! ».
Bin quoi ? Oui je sais, il n'y a pas beaucoup de fierté à avoir, vis-à-vis de la cocue, mais bon j'ai longtemps pensé aux autres avant moi, et ça ne m'a jamais rapporté grand-chose, je dirais même que plus vous êtes gentil, plus vous vous faites entuber par les autres ! Alors maintenant, j'ai envie d'être égoïste, et si je me place dans sa position, à cette fille, eh bien je crois que je m'en foutrais de savoir ce que fait mon mec, tant que je ne sais rien !
C'est peut-être trop facile, mais ça suffit à me libérer.
06 décembre 2007
Confessions nocturnes (par opposition à Diams).
Il me manque.
Je dois lui dire cinq fois par jour, si ce n’est davantage…
Il me manque.
Je ne sais pas trop à quel jeu l’on joue ensemble.
Je sais déjà que ce que j’aime chez lui, je le détesterai plus tard.
Cet hypersensible qui l’assume très bien dans le privé se défile en public. Je vois déjà en lui cet être qui réclame l’attention des autres à travers son engagement politique, son charisme et sa turpitude. (?!)
J’entrevois ces différentes facettes en lui qui se mélangent jusqu’à se confondre.
Est-ce que j’ai envie de tomber amoureuse de lui ou de tomber amoureuse tout court ?
Je ne sais pas trop bien, je préfère croire à la première solution.
J’ai déjà l’impression de le perdre, de me perdre, et je l’accepte, si l’on se perd ensemble.
Il m’a promis de ne jamais me faire souffrir mais j’en doute ; c’est facile de s’excuser et de vouloir que l’autre aille bien. Il a sa vie là-bas, ses amis, son petit cercle privé, duquel pour l’instant je ne fais pas partie.
Mais mon plan est bien rôdé, non en fait je n’ai pas de plan ; j’exècre son ex, qui le harcèle, mais je saurai le faire me conquérir puisqu’il le veut, et puisqu’il faut ça pour que ça marche. Je serai la séductrice, l’intellectuelle, l’énigmatique, la lunatique mais toujours poétique, la femme-enfant, la fatale, la candide, dont il ne pourra plus se passer.
Moi aussi j’ai l’impression de devoir le conquérir, alors que c’est lui qui me supplie déjà de ne pas le quitter.
Mes doutes se portent là où ce qu’il dit résonne en moi comme un appel qui ne m’est pas destiné à moi personnellement mais à Elle.
Je veux que l’on m’aime pour moi, par pour l’image qui se figure et se projette de moi, même si ça fait partie du jeu.
Je sais que l’ambigüité et le jardin secret de l’autre sont un moteur essentiel d’un couple mais je ne veux pas croire qu’ils font tout, juste qu’ils y contribuent, et ce de manière bien placée.
Il m’a implicitement promis tant de choses que je ne peux que placer haut la barrière de notre amour, sans quoi il en résulterait une histoire platonique et sans suite, bien décevante quant à nos attentes.
Alors je veux qu’il me prenne tendrement dans ses bras, m’embrasse, me câline et me caresse les cheveux, qu’il assume ce qu’il désire.
J’ai la désagréable sensation qu’après le doux grincement des violons joué, il croit que les choses soient acquises. Je ne veux pas tomber dans le même piège que son ex.
Nous sommes déjà en position inégale, contrairement à ce qu’il veut me faire croire. Ou en tous cas, je me sens plus fragile que lui, puisque je suis le cheveu qui tombe dans la soupe. C’est moi qui entre dans la course. Pas lui.
Mais ma légère tendance parano me pousse parfois à trop creuser des choses qui ne le méritent pas, ou qui peuvent apparaître passagères du moins.
Dans tous les cas, je ne veux plus me sentir blessée comme la dernière fois. J’avais tout pressenti, mais beaucoup trop tard et brusquement.
Est-ce que l’on ira loin ensemble ?
21 septembre 2007
Les femmes ont du flair.
Je vous avais parlé de mon étrange pressentiment vis-à-vis de mon couple qui battait de l'aile, eh bien ce n'était pas qu'un simple présupposé malheureusement...ce sentiment profondément angoissant sans que je l'explique vraiment qui m'avait envahie ce soir-là et que je vous ai décrit récemment, ça n'était pas pour rien. On n'a toujours pas mis les points sur les i, et même si ça ne veut pas forcément dire que la rupture est imminente, mon diagnostic (enfin surtout le sien!) reste pessimiste. Monsieur a des moments de doute et "cogite beaucoup en ce moment". Et moi de culpabiliser "qu'est-ce qui ne va pas ?"
J'ai morflé; moi qui ne pleure jamais, sauf devant l'émotion facile distribuée par les reportages ou séries, je n'ai cette fois-ci pas pu retenir mes larmes. Un geyser aussi rapide qu'intense que j'ai dû réprimer face à mes parents, cachée comme une petite fille honteuse dans les toilettes (mais ça résonne...). Et face au miroir de la salle de bain. Un flot d'émotions pas si inutile. Ca faisait longtemps que je n'avais pas libéré tout ce que j'accumule depuis des mois.
Le pire c'est le côté implicite et destabilisant de la chose. Tout allait vraiment bien, il avait l'air attaché et ne cessait de me dire qu'il commençait à s'accrocher. Et là paf! il ne m'appelle plus c'est moi qui prends les devants, face-à-face on n'a pas su aborder le sujet. Je ne sais pas si je vais laisser traîner le truc ou mettre moi-même un terme à tout ça avant que ça ne me détruise. Le plus dur est dépassé, mais je continue à m'accrocher bêtement. Cependant je n'ai pas envie de lui coller aux basques, aucune envie de faire la pieuvre ou de me soumettre. Mais avant je veux des explications. Je ne comprends vraiment pas, j'ai déjà subi ça et je ne veux plus le revivre.
Je ne sais pas si je suis amoureuse, ou simplement attachée, mais c'est déjà une part d'engagement que je ne peux pas négliger. J'ai l'impression d'être abandonnée, après avoir cru croiser quelqu'un qui avait aussi besoin de sa béquille et avec qui je me projetais quand même quelques mois au moins...
Je ne sais pas si l'amour véritable existe, en tous cas je ne l'ai jamais croisé, et me blinde de plus en plus aux sentiments. En espérant me faire agréablement surprendre incessamment sous peu.
16 septembre 2007
Mozaïque
Distraite.
Noctambule.
Naïve, crédule.
Instable.
Capricieuse.
Sociable.
Tarée.
Attachée et attachante.
Enervante, beaucoup trop négligente.
Maladroite.
Très susceptible.
Un peu garçonne.
Sexuelle.
Intellectuelle.
Indécise.
.
Cyclothymie.
Je suis affreusement fatiguée, mais surtout déprimée.
Je ne sais pas, mais j'ai un mauvais pressentiment...
Déjà hier, mon copain A. qui auparavant projetait de m'embarquer dans la soirée d'hier, vu les séquelles (bénignes, heureusement) de mon accident s'était résigné à m'emmener (bon c'est moi qui avais dit "t'as vu mon état?!). Puis finalement comme je me suis assez vite remise sur pieds, je l'appelle "mouii en fait ça va tu crois que je peux venir...?" "ohh euh ouai c'est chaud niveau places dans la bagnole". Ouai bon ok merci...le pire c'est que c'était juste un (crash) test je savais que mes parents ne me laisseraient pas y aller. Sans non plus flipper, j'avais une certaine appréhension à ce qu'il revoie son ex (après un petit moment de perte de vue car elle était partie en vacances si je ne m'abuse). Et puis il me racontait aujourd'hui qu'il avait bien parlé avec D. en fin de soirée, les seuls "rescapés", et ce jusqu'à six heures du mat' [je suis un peu jalouse, il a dû bien se confier à elle alors qu'en ce moment peu à moi...] -c'est une très bonne copine à lui (sympa que je côtoie un peu depuis que je suis avec lui), un peu garçon manqué, mais avec quand même pas mal d'atout féminins (ya du monde au balcon!). Et puis là on a fait un billard tous ensemble ce soir. Alors déjà pas de nouvelles de la journée (déjà deux soirs que j'envoie un petit texto gentil sans réponse -plus de crédit?), c'est moi qui appelle, je rappelle le soir pour le rejoindre chez lui (ils mangeaient entre amis). Et puis là je ne sais pas si c'est la fatigue (tout le monde était crevé ce soir même moi) mais déjà à peine un regard, et dans le reste de la soirée je le sens distant (nous sommes allés joués au billard). C'est moi qui provoque les rapprochements, et encore, je l'embrasse mais il n'a pas l'air chaud. Alors que d'habitude on est assez tactiles...je suis un peu déboussolée. Je suis déjà en train de me torturer l'esprit "putain merde, il veut plus de moi?" "il a réfléchi en fait ça va pas". Bon il y a aussi les thèses cartésiennes: tout simplement crevé (c'était vraiment le cas, car d'habitude il enchaîne les blagues lourdes et igole tout le temps) après avoir fait la chouille hier, en ajoutant à cela les problèmes familiaux et d'emménagement dans un nouvel appart.
Et puis je ne sais pas, ce soir il ne m'adressait que peu de regards, et aucun moyen de lui faire décrocher un sourire. Et je l'ai surpris en train de sourire quand D. mettait des boules dans les trous enchaînées, mais limite le sourire tendre, genre "je l'aime bien" (je précise tout de même qu'elle est maquée et que son mec était là, mais mon copain m'a dit qu'avant qu'elle soit prise, il avait déjà eu des vues sur elle). Argh.
Putain je crois que je deviens possessive, fait chier.
Non mais ça m'énerve, je suis un vrai chamallow, en assistant à tout ça (qui n'est peut-être rien c'est ça le pire, peut-être que ma vision des choses est complètement faussée) j'ai failli fondre en larmes, vexée, ne sachant que faire. J'ai fait une paire de tentatives d'approche, peu concluantes. Pas trop insisté non plus pour pas le saoûler, mais un moment limite je me faisais du mal exprès..."bon peut-être que là il me rendra la pareille??euh..non en fait pas un câlin). J'ai l'impression de ne pas l'avoir serré dans mes bras depuis longtemps.
Putain et je raconte ma vie dans les moindres détails ici. Chiottes (non en fait pas tout non plus).
Pour me consoler j'étais déjà limite en train de me projeter "je ne veux plus qu'un mec me fasse souffrir, c'est moi qui dominais, là je ne maîtrise plus rien, il me manque, peut-être qu'avec ma rentrée je ferai des rencontres intéressantes..."; c'est ce que j'ai pensé. J'essaie déjà de me blinder pour ne pas avoir à chialer. Un retournement de situation en moins de deux.
Je ne sais pas si c'est moi qui suis égoïste, mais il aura bientôt sa rentrée et là j'ai l'impression qu'il cherche beaucoup à voir ses potes et moi bof depuis quelques jours...bon on se voyait tous les jours avant, et au moins un petit moment en tête-à-tête. Là que dalle...j'me sens abandonnée. Ca me fait flipper d'avoir ce sentiment aussi rapidement sans preuves valables. Je suis déjà en train de me trouver sans vouloir trop me l'avouer des raisons de ne pas m'attacher ("il repart bientôt pour sa rentrée, on ne se verra que le week-end et encore"...). Et justement soit il ne s'en rend pas compte -j'aimerais passer un peu plus de temps avec lui en attendant, soit il s'en rend compte et cherche à se protéger d'un trop grand attachement (euh?).
Oui oui j'aime bien me masturber l'esprit.
Puisque mon (petit) lectorat se résume à des individus de sexe masculin qu'en pensez-vous d'après les symptomes ? Sachant que je suis un peu véhémente, prise dans le tourbillon émotionnel...
Abandonnée comme une chienne? En manque ? Blessée dans mon ego ?...
Pff et dire qu'il y a quelques semaines c'est lui qui me disais "je suis vraiment content d'être avec toi, je ferai tout pour que ça se passe bien(...)"
A noter également que la survenue de l'accident de voiture (dans lequel il a été impliqué -sans être blessé) et la sévérité de mes parents n'a pas vraiment favorisé nos rencontres ces derniers-temps.
Ca va mieux, je me sens apaisée. Calme. J'étais nerveuse, prise de palpitations. Mais bon j'suis faible, j'ai racheté un paquet de clopes. Et puis je sais pas je fais des vieilles crises d'angoisse sans raison, j'me mets à trembler, je redoute quelque chose, et puis ça se calme sans prévenir. J'en ai marre j'me demande si ça s'arrêtera un jour, je n'ai pourtant jamais vécu de tramatisme à proprement parler dans mon enfance...même si j'ai mal vécu plusieurs périodes. J'me dis qu'un jour on finira par me retrouver nue dans une baignoire, les veines ouvertes ou inerte au sol, du dégueulis au coin des lèvres. Hurmf, nan ça me fait frémir. Mais j'y pense souvent dans ce genre de moments (et ils sont fréquents). Enfin bon la nuit porte conseil, je vais donc aller me coucher pour vous épargner plus de déblatérations -je ne sais pas si ça se dit- et de paroles inutiles mais salvatrices.
En illustration des photographie de Francesca Woodman, une jeune (mais défunte -suicidée à l'aube de ses 23ans) artiste, dont je me sens particulièrement (ou ne serait-ce qu'une étrange impression) proche -par la douleur, la perception de soi, l'introspection et le narcissisme, la schizophrénie, d'ailleurs à ce propos il faut que je pense à voir le film "Un homme d'exception", j'avais oublié!, latente, le non-soi mégalo, un nihilisme doublé d'une envie hurlante d'exister:
Bonne nuit. Fuck.
15 septembre 2007
Egocentrisme.
Toutes mes excuses, ces temps-ci je ne parle que de moi. Mais rien ne va.
Ma vie future risque d'être compromise, j'ai en même temps tous les choix (ou presque) qui s'offrent à moi et devant ce panel je ne sais que choisir: la passion contre la précarité, l'ntéressant bien payé mais à condition de bien trouver (voire de trouver tout court) ou le paramédical (payé, bien, mais vraiment sans plus, accessible sur concours...mais où je me sentirais utile). Bref j'ai peur que toutes les portes ne se referment en même temps de me retrouver toute seule comme une conne à m'en mordre les doigts.
Déjà c'est suffisamment difficile de faire un bon compromis. Je n'ai que difficilement supporté ma vie étudiante seule (toujours besoin d'aller retrouver X ou Y pour une bouffe ou une sortie) et inconfortable -matériellement parlant. Du coup depuis cet été je fais mon gros bébé : retour chez papa-maman. Sauf que ma chambre est en chantier, tout le monde la squatte (=plus de lieu d'intimité) et que le courant ne passe que très mal entre nous. Mais bon c'est vrai, si j'y reste encore un ou deux ans : économies (pas de loyer à payer), avantages: bonne bouffe (toute seule, je ne mange plus, je pourrais me laisser crever de faim), tout confort, télé, wifi...blabla (mais autant de distractions pour ne pas travailler, enfin je sais gérer tout de même!).
Le seul souci c'est que j'ai rencontré quelques personnes auxquelles je tiens vraiment, et que je risque de ne voir que très irrégulièrement. Bon, après, c'est vrai, ce n'est pas si loin. Mais merde, j'ai l'impression qu'on m'a séparée du reste du monde; tout le monde s'est cassé pour faire ses études à droite à gauche voire à l'étranger. J'ai l'impression d'être pauvre, alors que nous ne sommes vraiment pas les plus mal lôtis. C'est d'autant plus rageant.
Et puis tout va de travers: putain de douleurs intercostales de merde qui me pourrissent la vie (c'est chronique), mon copain que je commence à trouver (probablement à tort) distant, ou alors je ne sais pas, c'est juste moi qui flippe car lui aussi en ce moment gère plein de trucs pas cool de son côté. En plus il revoyait son ex (entre autres...) ce soir, bon ça va elle a un copain, mais je sais pas, ils sont restés plusieurs années ensemble, jeunes, et j'me dis, merde, pas moi, ça m'est jamais arrivé ce genre d'histoire (longue). Je ne crains pas tant qu'ils retombent dans les bras l'un de l'autre, non c'est pas ça, mais c'est juste que je risque de ressentir une gêne vis-à-vis d'une complicité qu'ils ont gardée, et de me sentir intruse...alors que ce n'est pas le cas. Mais ça me gêne d'être présentée comme "la copine officielle", et que l'ex me regarde d'un oeil méfiant ou je ne sais pas...ou qu'elle fasse l'indifférente, je serais déboussolée (simulâcre ou sincérité ?) et là encore gênée! Bref ce serait moi la perdante dans tous les cas...en fait heureusement que je ne les ai pas suivis ce soir.
Et je commence à faire gaffe aussi, mince, je manifeste trop mon attachement, car au début c'est toujours tout beau tout mignon tout chaud, mais peut-être que bientôt ça va le saoûler ?? Même si c'est lui au départ qui était très câlin...il l'est toujours, mais j'ai l'impression qu'il devient plus pudique qu'avant devant ses potes. Ca devrait être le contraire non logiquement ? On commence par se retenir, puis on se lâche...
Mais je ne peux pas m'empêcher d'être démonstrative, de lui caresser la tête, la nuque, de lui faire des bisous et autres appels...je ne voudrais pas le fatiguer. Mais je crois qu'il aime bien quand même, en privé il me le rend bien.
Désolée, je m'étends, je pourrais encore dégueuler plein de choses sur ce post, mais non, papa me rappelle à l'ordre :"ton temps est écoulé", d'ailleurs je suis fatiguée, je vais lire un peu et dormir. Peut-être même directement DORMIR. J'éviterai ainsi de vous abrutir, et de vous abreuver des problèmes d'une blogueuse dont vous n'avez rien (ou pas grand-chose) à foutre. Vive la vie.
12 septembre 2007
Passage à vide.
Ca arrive à tout le monde. J'ai l'impression que sur leur blog les gens ne laissent apparaître que le côté admirable de leur vie, et ne laissent que transparaître leurs aspects les plus répugnants. Car même les lamentations, bien tournées, sont admirables. On s'extasie devant la beauté de la souffrance. Les hommes sont là pour virtuellement sécher les larmes d'une pauvre cocue. Mais personne n'ira à la rescousse d'une dépressive à la vie inintéressante qui annonce qu'elle va sauter. Ou pour s'éviter un drame par souci de conscience, mais ça ne nous empêcherait pas de vivre nous...Tout ça pour dire qu'on a beau s'entourer dans la vie, on n'est que seul, jusqu'au bout, on ne peut compter que sur soi-même; l'autre ne pourra apporter que des bribes, et au mieux, si l'être est fusionnel, amoureux, non, passionné, s'investir entièrement dans et pour l'autre. Mais cette force de fusion est très fragile, le reste des individus en orbite n'étant que des béquilles, des constellations plus ou moins lumineuses. Les vrais amis se résument souvent à de cruelles désillusions.
Mon accident (heureusement minime) m'a permis de prendre un peu de temps (pourtant j'en avais déjà en rab ces derniers temps...) de faire le point avec moi-même. Mais je n'aime pas trop réfléchir.
La vie m'ouvre les bras et me fait comme un fuck quelques (trop nombreuses) fois.
Alors oui ça arrive aux femmes de se laisser aller, de ne plus se laver, de hurler intérieurement tout en souriant aux autres, d'être assombries et incalculables.
Mauvaise passe.
07 septembre 2007
Journée de m*****.
J'ai vraiment passé une journée harassante.
Déjà lever à 6h pétantes pour prendre le train direction Lille pour passer un concours à la con avec 2000candidats pour (vraiment)pas beaucoup de places -autant dire que je touche du bois. Eh oui je commence un peu à faire partie de la France qui se lève tôt, car ces derniers temps c'était plutôt le contraire...jamais levée avant midi. Quel drame. Profitons des vacances tant qu'on en a encore !
En tous cas si Sarko tient debout malgré sa petite taille (petit gabarit gros kiki?) avec seulement 4h de sommeil, beaucoup de chocolat (c'est bon le magnésium!) et de Lexomil, je n'irai pas jusqu'à dire que je prendrais bien sa place, mais je lui envie au moins ça (sauf pour le Lexomil, quoique je suis quelqu'un de très anxieux aussi, j'en aurais fortement besoin). D'ailleurs à propos, je tiens absolument à lire le livre de Yasmina Reza qui l'a suivi pendant plusieurs mois, histoire de voir notre président sous un angle un peu plus humain et désintéressé.
Donc pour en revenir à ma journée, j'ai croisé tout à fait par hasard deux vieilles connaissances; la première à Lille, la suivante à la gare de Paris, telles des apparitions bonifiantes; le genre de petit truc qui parvient à me faire espérer en l'existence d'un au-delà qui enverrait des signes pour me signifier que tout n'est pas perdu. Je sais c'est bête (mais peut-être vrai!). Je suis quelque peu superstitieuse parfois.
Rien à voir mais je trouve les jeunes lillois particulièrement beaux (tâches de rousseurs, blondeur, yeux clairs, charme fou).
Et toujours pour en revenir à ma journée (oui je suis fatiguée, donc je dévie), et pour la relation à Sarkozy, eh bin moi ne dormir que quatre misérables heures ça ne me va pas, mais alors pas du tout.
Tout a commencé par une matinée trop chargée en café et jus d'orange, restés sur l'estomac. Ensuite j'ai dû pousser le croissant au fond de ma gorge pour me forcer à avoir quelques calories en rab, histoire de me réchauffer un peu. Toujours pas.
Puis j'allais de plus en plus mal, nausées affreuses. Oui alors je ne sais pas si ça n'arrive qu'à moi, mais lorsque je dors moins de 5h, impossible d'avaler quoi que ce soit, ou alors je sature très vite, et je suis hyperultrasensible aux odeurs. Du coup le moindre mauvaise "effluve" est décuplé au niveau de mes récepteurs olfactifs. Je traduis : en arrivant aux toilettes du Quick, l'odeur devenue insoutenable (en temps normal une simple odeur de wc nettoyés seulement en fin de journée) m'a donné plusieurs haut-le-coeur et j'ai dû m'abstenir de faire pipi et sortir le plus vite possible. Trop peur de poser ma quiche, on m'aurait prise pour une anorexique refoulée (ouai parce qu'une anorexique assumée ne va pas au Quick, ou alors on l'appelle boulimique).
Juste avant les examens, tachycardies, bouffées de chaleur...
JE NE VEUX PLUS JAMAIS VIVRE CA.
Alors la rentabilité vous m'expliquez ? Comment on peut tenir sans manger, sans dormir sans sombrer dans la folie ? Même pour tout l'argent du monde je ne veux pas vivre comme ça, ça me donne envie de me défenestrer (et pourtant Dieu seul sait combien je n'ai pas envie de mourir de cette manière).
Et sinon il y a un truc qui me turlupine aussi : à chaque fois que je prends le train ou le métro dans les grandes villes, il y a toujours un "incident de voyageur" (ou comment embellir les choses) annoncé pas loin.
Je vais finir par croire que c'est moi qui porte la poisse.
Je suis aussi très énervée d'avoir des parents totalement hermétiques, bouchés et fermés (en fait tout se vaut mais c'est pour affirmer mon mécontentement, cette fois-ci la coupe est pleine et si ça ne va pas mieux j'me coupe les veines!!-c'était pour le slam). Pire que des tupperware.,rrrrh argh je vais en tuer un !!
Sale mood ce soir faut vraiment que je dorme!! Mais j'ai déjà plus sommeil (forcément c'est plus intéressant de piquer du nez sur sa copie!).
MA COUUUUUUUETTE CHERIE COMME JE SUIS HEUREUSE DE TE RETROUVER CE SOIR !!!
Une journée chargée m'attend demain ce qui risque de donner à peu près ça au réveil -illustration de Penelope Jolicoeur :
05 septembre 2007
Ca pétille ?
Oui toujours.
Sauf que je ne fais pas beaucoup d'heures, sauf à faire prendre le bain aux verres à champagne et à écouter vaguement les blagues vaseuses et discussions inintéressantes des clients qui ne sont pas contents de leur verre (bouchonnnééé), tant mieux ça me laisse du temps pour mes révisions de dernière minute et pour la conduite. A 38euros de l'heure, j'aimerais bien avoir mon permis rapidement, merci (bande de voleurs!). C'est pas gagné vu la nervosité de ma conduite et mon aptitude à la distraction (mais je n'en viens pas à tourner à gauche sur le rond-point comme c'est déjà arrivé à quelqu'un lorsqu'on me dit " au rond-point tu tournes à gauche!" -anecdote, la fille l'a pris en sens inverse en arrivant dessus :D).
La patronne adore sortir son sourire de foire et affiche à qui veut l'entendre (ou pas) que machin a dit "qu'elle avait un beau cul" etc. C'est normal si elle tape dans la classe senior...ils sont tous pétés au champagne dès 18h, ce qui je présume trouble quelque peu leur perception de la réalité.
Par ailleurs les clients fument comme des pompiers pour la plupart et j'ai vu plusieurs vieux aphones, indice me dirigeant vers l'hypothèse probable que ces gens-là se sont fait laryngectomisés à cause de la fumée...et pas de fumée sans feu. Faudrait peut-être que je balance mes Camel ? Mais pour l'instant je fais partie de ces gens qui ne se sentent pas concernés, ou pas encore du moins. Et puis c'est bien triste à dire, mais la clope c'est mon carburant, dès la fin du déjeûner hop un café une cigarette et ça repart (sinon c'est carrément point mort). J'ai déjà fait une mini victoire sur moi-même, j'ai arrêté de fumer le matin ! J'avais pris la mauvaise habitude d'en griller une à peine levée, à jêun toute seule chez moi...mais depuis les retrouvailles avec papa-maman, pas de clope à l'intérieur, donc j'ai la flemme, et ça me fout la gerbe. Un bon point.
J'ai envie de câliiins. Mais le copain est parti pour quelques jours.
Tant pis je m'en vais me coucher seule avec ma tisane verveine-fleur d'oranger et un bon bouquin, au chaud sous ma couette. La solitude ça a du bon parfois.
29 août 2007
Quand j'étais petite...
Je voulais être doctoresse, biologiste ou écrivain.
Maintenant que je suis (presque) grande je voudrais être:
- Executive woman aux cheveux lisses en sous vêtements Aubade
- Infirmière
- Neurologue
- Chercheuse d'or
- Prêtresse de la mode
- Rédactrice en chef d'un journal
- Institutrice
- Ecrivain
- Editrice
- Cuisinière en chef
- Docteur ès Histoire de l'Art, juste pour le prestige
- Archéologue
- Psychiatre, psychanalyste et psychothérapeute
Maintenant reste à savoir quel sera le vrai métier et quelles seront toutes les "activités annexes"...là comme ça sans me connaitre vraiment vous me verriez bien dans quoi ?
En attendant fait chier : je suis 95% clitoridienne et 5% seulement vaginale...mais 100% cérébrale! :)
Désolée ce doit être la pizza salsa piquante du soir qui m'a donnée des idées lubriques !
Ou autre chose...





